Pièce de théâtre acrobatique
par Laurence Boute, Caroline Leroy et Michael Pallandre,
mise en scène Albin Warette.

Création 2004

Bertrand est là, qui veut se confesser. Ce qu’il n’a pas prévu, c’est l’ordre, le sens, l’influence permanente qu’ont sur lui les deux femmes de sa vie. Aussi, dès que la confession devient difficile, la situation s’envole au gré des souvenirs, folle et débridée.

Les rencontres, la soirée, l’ « accident », la complicité, les apparitions…Bertrand contrôle de moins en moins son récit.
Il est porté tout autant qu’il porte. On le découvre costaud et fragile. Plus le récit avance, plus elles se révèlent, loin du cliché qu’elles sont pour lui au début.
Même un souvenir peut vous emporter…..trop loin.

C’est dans ce cadre que ce spectacle vous entraîne, un mélange audacieux de cirque et de théâtre aux frontière du drôle et du grinçant.

Note artistique du metteur en scène
Le corps: un instrument d’expression et de communication.

Cette création est basée sur une technique de cirque, le porté acrobatique. Au-delà de la notion de performance, attachée au cirque depuis toujours , nous nous sommes attachés à dégager du sens, aussi bien émotionnel que symbolique. Le corps devient force de langage, exprime du non dit, et permet d’aller au-delà d’une simple communication verbale.
Ainsi, tout au long du spectacle, un double langage se met en place; les artistes jouent, s’expriment, et, en parallèle leurs corps se nouent, se défont, se caressent ou se font violence.
Cet enjeu tout en dualité a été présent dans toute notre démarche de création. Il permet une double lecture de ce qui se passe.

Le spectateur loin d’être simplement sollicité sur le sens verbal, est alors amené à déchiffrer le mouvement, à chercher au delà-de l’apparence.
En terme de mise en scène, cette ouverture, ce rapprochement du cirque et du théâtre permet de dégager de nouvelles symboliques, de souligner ou d’atténuer un propos. C’est ainsi que le meurtre, puisque meurtre il y a dans notre récit , est traité par la technique de cirque.

L’image ainsi produite est forte , mais la violence est atténuée par ce traitement proche du surréalisme. Le spectateur est ainsi guidé dans le sens, mais reste libre dans sa réaction émotionnelle. Nous pourrions dire que ce mélange induit le libre-arbitre chez le spectateur.

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